mercredi 27 novembre 2013

Rhapsody in blue

Jazz ou classique? Bienvenue dans le jazz symphonique. Georges Gershwin en inventa le genre en 1924.



Issu d'une famille russe, Jacob Gershowitz américanisera son nom pour Georges Gershwin. Petit génie du piano, il ne s'est jamais limité à un seul genre de musique. Il fréquentait les musiciens de tous les milieux et allait voir le maximum de concerts possibles. Il fut notamment influencé par les musiques Klezmer et Jazz.

Engagé par une compagnie de partitions comme pianiste-démonstrateur de partitions dans une vitrine, Gershwin devait sans arrêt effectuer des transpositions au rythme des demandes des clients qui exigeaient des partitions dans leur propre registre vocal. Il ajoutait également des fioritures aux partitions. C'est ainsi qu'il apprit à improviser, puis à composer.

C'est dans une conversation avec un de ses amis chef d'orchestre Paul Whiteman que l'idée est venu  d'un concerto (pièce où un instrument est mis en valeur par un orchestre, normalement en trois partie) qui serait créé par Gershwin. Malgré la réticence de ce dernier, Paul Whiteman annonce au public la création de la dite pièce en concert 5 semaines plus tard. Gershwinn ayant appris la chose par les journeaux, se met au travail. La fameuse "Rhapsody in blue" sera créé le 12 février 1924.

Après la composition comme telle, la pièce fut orchestrée par Ferde Grofé.   Mais la voici, la voici selon l'orchestration de 1942, adapté pour un grand orchestre:




Une trille et un glissando à la clarinette caractérisent l'ouverture. On dirait que la clarinette est en conversation avec les trombones.
On note l'utilisation des sourdines wawa (0'58)
Le piano s'exprime seul (1'23), remarquez l'exécution à (2'58) et est rattrappé par l'orchestre (3'25)
Les thèmes de la pièces seront transformés autant par des changements de tempo, de nuances, d'intrumentation.
Bon, si vous n'avez pas le temps de l'écouter au complet, le solo à (14'29-15'39) vaut la peine.
Et la finale (avec les cymbales (17'09 à la fin)

Cette pièce peut être qualifiée d'hybride entre le classique et le jazz. Bien que le piano soit mis en valeur par l'orchestre, ce n'est pas un vrai concerto, (elle ne comporte qu'une seule partie au lieu des 3 habituelles), mais une rhapsodie, dont la forme est libre.

Une interprétation par Gershwin lui-même est disponible sur wikipedia.

On dit que Gershwin aurait demandé au compositeur Ravel des cours de piano, mais ce dernier aurait refusé, craignant que le style unique influencé par le jazz de Gershwin ne se transforme en "faux Ravel". Ravel lui-même fut influencé par Gershwin, entre-autre dans son concerto pour la main gauche.

À l'an 2000, les studios Disney ont adapté la rhapsodie in blue en un dessin animé qui se passe durant la grande dépression aux États unis.

//www.dailymotion.com/video/xetg19_fantasia-2000-rhapsody-in-blue_music





Aucun commentaire:

Publier un commentaire